Les sollicitations sur le crédit : une incitation à l’endettement
MONTRÉAL, le 20 novembre 2007 – « Les sollicitations et les publicités sur le crédit donnent l’illusion que tout est facile, qu’il est possible de se procurer n’importe quoi, n’importe quand, sans obligation », affirme Clémence Gagnon, porte-parole de la campagne «Dans la marge jusqu’au cou! ». « Les sollicitations véhiculent l’idée que les consommateurs peuvent réaliser tous leurs rêves, sans attendre et sans conséquence » ajoute-t-elle.
Les sollicitations et les publicités sur le crédit contribuent largement à la popularité grandissante du crédit à la consommation. La dette à la consommation des ménages canadiens atteignait un sommet en 2006 avec près de 32% de la dette totale (CGA-Canada). L’augmentation du crédit à la consommation est étroitement liée à la hausse de l’endettement des consommateurs, ce qui signifie que de nombreux ménages ne peuvent régler leurs dépenses quotidiennes et ponctuelles avec leurs revenus, et choisissent d’emprunter pour le faire.
D’ailleurs, selon l’Association des comptables généraux accrédités du Canada (CGA-Canada) la principale raison de la hausse de l’endettement des Canadiens est liée aux dépenses quotidiennes. « On le constate tous les jours dans nos bureaux », affirme madame Gagnon qui travaille auprès des consommateurs endettés depuis plus de 15 ans. « Plus un consommateur est étouffé par les dettes, moins il lui reste d’argent pour les besoins de base et moins il lui en reste pour faire face aux imprévus », ajoute-t-elle.
L’endettement moyen des Canadiens (incluant les prêts hypothécaires, prêts automobiles et prêts à la consommation) atteignait 123,5% du revenu annuel net en 2006 (Statistiques Canada). Selon Statistiques Canada, cette hausse est attribuable à plusieurs facteurs dont les incitatifs accrus des cartes de crédit octroyées par les institutions financières en concurrence. Soulignons que selon le Bureau du surintendant des faillites, le nombre de faillites personnelles, ultime indicateur de l’endettement, a plus que triplé depuis les vingt dernières années.
L’endettement : plus que des chiffres
Outre les conséquences économiques, l’endettement cache des problèmes sociaux bien réels et peut entraîner des conséquences sur la qualité de vie des consommateurs. Concrètement, on parle, entre autres, de l’éclatement des couples et des familles, de la dépression ou de la maladie. Aujourd’hui, selon l’Institut Vanier de la famille, le terme « stress lié à l’endettement » fait partie du jargon médical.
« Notre campagne est un moyen de faire ressortir un discours trop souvent absent sur la place publique contrairement à l'omniprésence de la publicité qui incite les citoyens à consommer toujours plus par le biais du crédit », soutient madame Gagnon. « Avec le crédit, l’univers des possibles est exponentiel, mais lorsqu’on n’est plus en mesure de rembourser, les conséquences de l’endettement sont aussi exponentielles », conclut-elle.
Pour en savoir plus sur le crédit et l’endettement ou pour connaître l’horaire des activités de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou! », n’hésitez pas à communiquer avec les associations de consommateurs du Québec ou téléphonez sans frais au 1-877-962-2227.
Cette campagne est réalisée grâce à la contribution financière de l’Autorité des marchés financiers et au soutien de l’Office de la protection du consommateur.
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Contact médias : Caroline Toupin, CACQ, 514-362-8623, cell. : 514-432-0137
Visitez le site Internet de la campagne : www.cacq.ca
Veuillez noter que madame Clémence Gagnon, porte-parole de la campagne, est disponible pour des entrevues.
Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière du programme Francommunauté virtuelles d'Industrie Canada.