72% des Québécois considèrent que le gouvernement devrait intervenir en matière de sollicitation sur le crédit.
MONTRÉAL, le 15 novembre 2007– Près de trois Québécois sur quatre (72%) aimeraient que le gouvernement interdise ou réglemente la sollicitation sur le crédit, révèle un sondage[*]. réalisé dans le cadre de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou! ». « Les consommateurs sont fatigués de recevoir des offres de crédit non sollicitées », déclare Clémence Gagnon, porte-parole de la campagne. La preuve, 65% des répondants considèrent faire l’objet de trop de sollicitations.
« Ce sont les jeunes et les personnes à faible revenu qui sont les plus tentés d’accepter ces offres », souligne madame Gagnon. Effectivement, selon les résultats du sondage, les jeunes, les hommes et les personnes à faible revenu seraient ceux qui répondent positivement en plus grand nombre à la sollicitation sur le crédit. La grande majorité des Québécois, c’est-à-dire 86,5%, disent recevoir des offres de crédit non sollicitées par la poste ou par téléphone. De façon générale, les entreprises qui sollicitent du crédit au téléphone ou par la poste obtiennent des résultats positifs dans 3,2 % des cas.
Les associations de consommateurs du Québec constatent, dans le cadre de leur travail quotidien, que les sollicitations et les publicités sur le crédit ne sont pas étrangères à l’augmentation de l’endettement des consommateurs. « Ces sollicitations offrent un accès trop facile au crédit, sans analyse préalable de la capacité de remboursement du consommateur », ajoute Clémence Gagnon. « Nous assistons, depuis quelques années, à une réduction des critères d’acceptation dans le domaine du crédit », précise-t-elle. D’ailleurs, il devrait y avoir une règlementation beaucoup plus sévère pour l’émission de cartes de crédit au Québec.
Est-il acceptable qu’il n’y ait pas de règlementation en matière de sollicitation sur le crédit ? Est-il acceptable que les émetteurs de crédit sollicitent les gens sans analyse préalable de leur capacité de paiement ? Est-il acceptable que les jeunes soient sollicités jusque dans les institutions scolaires ? Les associations de consommateurs répondent non, non, et non ! C’est pourquoi elles sont contre la sollicitation et la publicité sur le crédit et qu’elles travaillent pour faire interdire cette pratique.
« Les émetteurs n’ont aucune responsabilité sociale et les risques liés à l’utilisation excessive du crédit sont assumés entièrement par les consommateurs », ajoute madame Gagnon. « Notre objectif est de limiter les effets pervers des illusions que nous font miroiter les émetteurs de crédit », conclut-elle. Les moyens pour y arriver sont l’éducation et la sensibilisation des consommateurs, bien sûr, mais également la réglementation de l’octroi du crédit.
Pour en savoir plus sur le crédit et l’endettement ou pour connaître l’horaire des activités de la campagne « Dans la marge jusqu’au cou! », n’hésitez pas à communiquer avec les associations de consommateurs du Québec ou téléphonez sans frais au 1-877-962-2227.
Cette campagne est réalisée grâce à la contribution financière de l’Autorité des marchés financiers et au soutien de l’Office de la protection du consommateur.
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Contact médias : Caroline Toupin, CACQ, 514-362-8623, cell. : 514-432-0137
Visitez le site Internet de la campagne : www.cacq.ca
Veuillez noter que madame Clémence Gagnon, porte-parole de la campagne, est disponible pour des entrevues.
[*]Ce sondage omnibus a été effectué entre le 24 septembre et le 3 octobre 2007 auprès de 1021 ménages québécois. La marge d’erreur est de 3,1%, 19 fois sur 20.
Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière du programme Francommunauté virtuelles d'Industrie Canada.