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Journée mondiale des droits du consommateur

Hausse du tarif d'électricité : Préoccupation pour les ménages à faible revenu

(Montréal, le 14 mars 2003)Dans le cadre de la journée mondiale des droits du consommateur, le 15 mars, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est préoccupée par les hausses éventuelles des coûts de l’électricité pour les consommateurs québécois. En effet, Hydro-Québec Distribution est à la veille de déposer des demandes de hausses des tarifs résidentiels à la Régie de l’Énergie. Ces hausses de tarifs risquent d’avoir des effets importants sur le budget de plusieurs ménages et particulièrement, ceux à faible revenu.

Aux dires de Monsieur Gilles-André Paquin, président de la CACQ, «d’éventuelles hausses de tarifs d’Hydro-Québec ont pour conséquence directe d’appauvrir plusieurs familles aux prises avec des difficultés budgétaires importantes. Et cela, dans un contexte où la faible disponibilité de logements ajoute aux pressions sur les ressources financières de ces ménages et les oblige à moyen terme à faire des choix déchirants ». En effet, l’actuelle pénurie de logements dans les grands centres urbains du Québec crée une situation où les propriétaires peuvent en profiter pour augmenter le prix des loyers. Plusieurs ménages à faible revenu se retrouvent donc dans des conditions de logement difficiles. Des solutions, comme la construction de logements sociaux et la poursuite du programme d’efficacité énergétique afin de minimiser les coûts attribués au chauffage, sont des préoccupations indissociables à ce dossier.

Les 26 associations de consommateurs membres de la CACQ sont préoccupées par les effets de la division artificielle d’Hydro-Québec en quatre entités. Cette scission, réalisée suite à l’adoption de la Loi 116 en 2000, a pour conséquence, entre autre, de répartir artificiellement les profits globaux générés par la société publique. Ainsi, la division Distribution devient déficitaire alors que la division Production qui vend l’énergie à 2,79 ¢ le Kilowattheure, prix fixé par décret sans vérification d’aucune instance indépendante, devient rentable. Donc, Hydro-Québec tente par ce stratagème de gonfler encore ses profits en utilisant comme prétexte cette division virtuelle de la société d’État.

Selon notre analyse, il est important de considérer que, dans les faits, Hydro-Québec déclare, pour cette année, des profits inégalés de plus de 1,1 milliards de dollars. Dans ce contexte, « il est aberrant que les consommateurs québécois risquent de se faire refiler une facture pour des raisons qui n’existent pas dans la réalité » de dire Gilles-André Paquin.

La CACQ demande donc au gouvernement québécois de faire en sorte que les bénéfices réalisés par Hydro-Québec soient redistribués aux citoyens québécois. La possibilité de telles hausses tarifaires d’une société publique telle qu’Hydro-Québec est injustifiée. Le gouvernement québécois a une responsabilité sociale envers les ménages à faible revenu et, comme l’électricité est un service essentiel au Québec, il doit tout mettre en œuvre afin de procéder à une répartition équitable des profits générés par Hydro-Québec. Les 26 associations membres de la CACQ interpellent le gouvernement québécois afin qu’il utilise son droit de regard sur cette éventuelle hausse tarifaire.

Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière du programme Francommunauté virtuelles d'Industrie Canada.
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