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Selon les associations de défense des consommateurs québécois, il faut investir dans la protection des consommateurs
(Montréal le 6 mars 2003) À la veille du dépôt du budget 2003-2004 du gouvernement Landry, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), le plus important regroupement de 26 associations du Québec, demande un réinvestissement majeur dans le financement de la protection des consommateurs québécois.
Depuis 8 ans, l’Office de la protection du consommateur (OPC) doit assumer son mandat avec un budget réduit à 8,4 millions, comparativement à un budget qui s’élevait à 13 millions en 1995-1996. Bien que l’OPC doive faire des choix stratégiques pour réaliser ses activités, Monsieur Gilles-André Paquin, président de la CACQ, « croit que l’OPC devrait justement mobiliser toutes ses ressources pour surveiller l’application des lois plutôt que de bifurquer vers la déréglementation. L’échec retentissant de la nouvelle politique d’affichage des prix est un exemple à ne plus suivre. »
D’autres volets importants des problématiques en consommation sont négligés, voire écartés dans un contexte budgétaire difficile. En effet, l’information comme l’éducation des consommateurs les plus vulnérables n’est pas encore suffisante selon le rapport 2001-2002 Vérificateur général du Québec. À titre d’exemples, citons aussi le crédit à la consommation et l’endettement endémique des consommateurs.
Pour ce qui est des activités relatives aux demandes de renseignements, l’accessibilité du service téléphonique fait problème. Toujours selon le Vérificateur général du Québec en 2001, 72% des appels n’obtiennent pas de réponse pour les régions de Montréal et Québec.
Selon le président de la Coalition « il est urgent et primordial que le gouvernement redonne à l’Office de la protection du consommateur les moyens financiers pour accomplir sa mission. Il faut immédiatement injecter 5 millions pour rétablir le financement au niveau de 1995-1996. »
Il faut rappeler au gouvernement que 300,000 consommateurs québécois utilisent les services de l’OPC chaque année. «Dans un contexte de développement de nouvelles technologies, de mondialisation, de complexité croissante du marché de la consommation et des pratiques commerciales et de stratégies toujours plus agressives du marketing, il est essentiel que le gouvernement reconnaisse l’importance de la protection des consommateurs en accordant un financement adéquat pour un service apprécié par les citoyens » a déclaré, en conclusion, Monsieur Gilles-André Paquin.
Pour information : Gilles-André Paquin (819) 770-4911