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La Coalition des associations de consommateurs du Québec appuie l'occupation de la maison de l'îlot Berthelot

Les problèmes d'accès à un logement et le coût des loyers concernent aussi les consommateurs

La coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) appuie l’occupation du 920 rue de la Chevrottière entreprise par le Comité populaire St-Jean-Baptiste dans le cadre des activités du FRAPRU . L’occupation de cette maison située dans la ville de Québec dure depuis le 17 mai 2002.

Cette décision fut adoptée lors de l’assemblée générale de la CACQ tenue à Québec le 5 juin dernier. Avec ses 25 membres actifs, cette coalition d’associations de consommateurs est la plus importante au Québec.

“Le coût des loyers et la pénurie de logements abordables représentent un obstacle majeur au maintien d’un budget équilibré. Rappelons que le loyer est la dépense la plus importante pour beaucoup de québécois” mentionne Gilles-André Paquin de l’ACEF de l’Outaouais. En effet, “ dans ce contexte, comment déménager pour alléger un budget lorsqu’il n’y a pas de logement à prix abordable?” ,constate-t-il. “Le loyer est une dépense incompressible, les personnes aux prises avec des difficultés financières n’ont pas d’autres choix que de couper dans la nourriture, les vêtements ou dans les médicaments” déplore Thérèse Gagnon du SBC d’Alma.

C’est pour ces motifs que la CACQ appuie les actions du FRAPRU dans leurs revendications. Des revendications telles que l’imposition d’un contrôle de la hausse des loyers, d’un moratoire sur les reprises de possession des logements par les propriétaires et sur la transformation des logements en condominium sont souhaitées. Plus précisément, le Comité populaire St-Jean-Baptiste demande que la ville de Québec, à l’instar de ce qui a été adopté à Montréal, établisse un moratoire sur la conversion de logement en condominium, tant et aussi longtemps que le taux d’inoccupation des logements demeure inférieur à 3%. Le Comité populaire St-Jean-Baptiste ainsi que le FRAPRU demandent aussi que le gouvernement du Québec s’engage à construire 8 000 unités de logement social par année. Soulignons que cette revendication représente le nombre de logements sociaux construits par an à la fin des années 1980.

Gilles-André Paquin, président de la CACQ
ACEF de l’Outaouais
819.770.4911

Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière du programme Francommunauté virtuelles d'Industrie Canada.
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